Grdr Migration-Citoyennete-Developpement
Les migrations, une ressource durable pour des territoires solidaires
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Coordinateur/trice du Programme pour la Gouvernance Concertée du Littoral (Guinée, Guinée-Bissau, Sénégal) - (15 novembre 2018)

Contexte.

Acteur depuis bientôt 50 ans en Afrique de l’Ouest (Mali, Mauritanie, Sénégal, Guinée-Bissau) et en France, le Grdr (www.grdr.org) intervient dans des territoires frontaliers connaissant de fortes mutations démo-économiques.
Le Grdr a initialement travaillé en appui aux initiatives des migrants et au renforcement des dynamiques des associations locales de développement. D’abord en milieu rural autour de thématiques sectorielles prioritaires (éducation, santé, hydraulique, sécurité alimentaire, …) puis de plus en plus en milieu urbain (assainissement, cohésion sociale, habitat…). Dans le cadre des politiques de décentralisation en Afrique de l’Ouest, le Grdr a ensuite accompagné l’exercice de la gouvernance par les acteurs locaux pour favoriser un aménagement du territoire concerté à partir de la valorisation des ressources locales.
Sur le « double-espace » de la migration (territoires d’accueil et d’origine), le Grdr valorise les mobilités comme étant une ressource durable pour des « territoires solidaires », à travers le triptyque « Migration-Citoyenneté-Développement » qui, « ici » comme « là-bas », ne peut être dissocié.
Le Grdr est aujourd’hui structuré en 4 pôles géographiques : le Pôle Sahel, le Pôle Littoral, le Pôle France-Europe et le Pôle Maghreb-Méditerranée.
Le Programme pour la Gouvernance Concertée du littoral (PGCL), cofinancé par l’AFD, la FAP, l’Union Européenne etc. structure l’activité des 3 cellules constituant le Pôle Littoral : Canchungo (Guinée-Bissau), Ziguinchor (Sénégal) et Boké (Guinée, ouverture prévue en 2018).

Présentation du PGCL.

Durant une première phase (2012-2017), le PGCL a permis de conduire une analyse concertée, rétrospective et prospective des dynamiques territoriales dans la Région (publication d’un atlas, production de monographies et de plans d’actions associés à l’échelle de 6 territoires pilotes) et de soutenir des initiatives économiques durables valorisant les ressources naturelles et les savoir faire locaux.
Dans la phase actuelle (2017-2021, budget de 3,2 millions d’euros), il s’agira de faire aboutir le cycle de développement territorial initié au niveau des 6 territoires pilotes. Cela se traduira par la mise œuvre de plusieurs des actions prioritaires identifiées en phase 1. En outre, on poursuivra le travail entrepris sur 4 filières (la production halieutique, le sel solaire, l’huile de palme ainsi que le secteur habitat) avec pour objectif de capitaliser-modéliser les résultats intermédiaires obtenus en phase 1, de transférer les démarches les plus probantes aux acteurs et dans les territoires indiqués pour, in fine, passer à l’échelle. Enfin, on capitalisera les principales références méthodologiques et données accumulées depuis 2013 pour les partager et les transférer au sein des territoires et des collectifs de la société civile locale et internationale. Il s’agira parallèlement de travailler à l’émergence et à l’animation d’un dispositif pérenne de partage des connaissances, en partenariat avec l’université Assane Seck.
Cette seconde phase sera également marquée par des ouvertures thématiques et géographiques. Ainsi, il est prévu d’ouvrir une représentation du Grdr en Guinée dans la préfecture de Boké. L’importance des flux transfrontaliers de biens et de personnes dans le développement territorial et l’existence d’une demande spécifique d’appui de l’ONG Sénégalaise Afrique Enjeux (AFEX) et des collectivités du département de Goudomp et des sections de Farim et Bigène justifient par ailleurs que le programme se déploie sur cette zone transfrontalière et adapte et transfère sa démarche à ce contexte particulier.
Ensuite, l’intensité des dynamiques d’urbanisation, les interconnexions rural/urbain et la forte demande des acteurs urbains imposent de développer un axe urbain spécifique. Il est ainsi prévu d’engager un travail axé sur la caractérisation et la prévention des risques socio-environnementaux à Canchungo et Ziguinchor.
Enfin, le poids des mobilités humaines dans les dynamiques de développement territorial implique d’intensifier les actions vis-à-vis des migrants, dans leur diversité, afin que ceux-ci soient pleinement intégrés dans les processus de développement territorial.

Missions du coordinateur du PGCL.

Intégré au pôle littoral, le coordinateur du PGCL aura pour fonctions :
• D’accompagner les 3 cellules du Grdr parties prenantes dans la programmation, la mise en œuvre et le suivi des activités au sein des territoires pilotes ;
• D’impulser les chantiers transversaux aux 3 pays, en lien avec l’unité de suivi-évaluation et de capitalisation ;
• D’engager et de suivre les relations partenariales avec les OSC, collectivités locales, structure de recherche, etc. impliquées dans le programme ;
• D’animer le comité de pilotage sous régional et d’appuyer l’animation d’un comité national dans les 3 pays ;
• De consolider le reporting technique et de veiller à la cohérence du reporting financier ;
• De rechercher des financements venant consolider les dynamiques soutenues par le PGCL ;
• De contribuer à la représentation du Grdr dans les foras internationaux et nationaux ;
• De participer à des temps de réflexion internes au Grdr : réunions thématiques, etc.

Profil recherché.

Le poste conviendrait à un(e) professionnelle(e) de formation supérieure dans des domaines tels que la géographie, l’écologie ou encore l’économie disposant d’une expérience d’au moins 8 ans dont au moins 3 dans la coordination de projet multi-pays et multi-acteurs en Afrique de l’ouest et de façon préférentielle dans un ou plusieurs des pays d’implantation du programme.
Les qualités suivantes sont recherchées :
• Qualités analytiques et rédactionnelles avérées ;
• Excellentes capacités de planification, sens des priorités ;
• Autonomie et sens de l’initiative ;
• Capacités d’écoute ;
• Intérêt pour le projet associatif du Grdr.

Conditions du poste.

• Le/la coordinateur du programme est placé hiérarchiquement sous l’autorité du coordinateur du pôle littoral ;
• Poste de préférence basé à Bissau (à discuter) ;
• Mobilité sous régionale ;
• Contrat à durée indéterminé de droit ouest africain, maghrébin (Mali, Mauritanie, Sénégal, Guinée-Bissau, Guinée, Côte d’Ivoire, Algérie, Tunisie) ou français.

Pour candidater.

Adresser CV et lettre de motivation, avec au moins deux références, à l’adresse suivante avant le 15 novembre 2018 : pole.littoral@grdr.org
Prise de fonction prévue souhaitée au plus tôt.


Agenda du Grdr
20
novembre
Forum : Insertion socioprofessionnelle des primo-arrivants et réfugiés : Des orientations nationales aux pratiques locales inspirantes
9
novembre
Atelier de partage avec la diaspora : "Construire ensemble l’avenir du Diembering et du Diassing"
7
novembre
Conférence en ligne : « Pratiques innovantes d’accompagnement des entrepreneurs migrants »
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