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Améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement en région de Kayes

La réhabilitation de pompes à motricité humaine, la mise en place de comités de gestion et la formation de maçons locaux ont permis à environ 62 000 habitants de l’Association des Communes du Guidimakha Kaffo (ACGK), d’avoir accès à l’eau potable. De plus, 3600 élèves de 16 établissements scolaires disposent désormais de latrines. Et la construction de 128 puisards permet de mieux gérer les eaux usées et de rendre plus sains les espaces villageois communs. Ces activités ont été rendues possibles grâce au soutien de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (A.E.S.N.), Plaine Commune, le Ministère des Affaires Etrangères Français.

Répondre aux besoins locaux

Les difficultés d’accès à l’eau potable et à l’assainissement figurent au rang des principales difficultés que rencontrent les 150 000 habitants de l’intercommunalité de l’ACGK. Dans cette zone rurale de la région de Kayes, à la frontière avec la Mauritanie, les forages équipés de pompes à motricité humaine représentent le principal moyen pour s’approvisionner en eau potable. Mais au moment où le projet a démarré, en 2012, 60% de ces pompes n’étaient plus fonctionnelles. Ces difficultés obligeaient les femmes et les enfants à consacrer du temps à la « corvée d’eau » et faisaient craindre un possible retour de maladies hydriques. Parallèlement, la multiplication des latrines et douches familiales sommaires sans système d’évacuation a rendu compliqué la gestion des eaux usées. Se déversant dans les rues ou stockées temporairement dans des bassins perméables ou puisards à ciel ouvert, elles rendaient l’environnement villageois insalubre et propice à la propagation de maladies.

Un diagnostic territorial avait permis d’identifier les principales causes de cette situation. Un certain nombre d’insuffisances avaient été relevées, notamment au niveau des ressources humaines capables de gérer les ouvrages publics de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, ou de réparer et d’entretenir les installations. Un déficit organisationnel autour des points équipés de pompes avait également été pointé.

Organiser le service public de l’eau

Désormais, 35 comités de gestion des points d’eau sont fonctionnels et ont pour mission d’assurer le service public de l’eau. Les membres de ces comités ont bénéficié de sessions de renforcement de capacités sur les questions liées aux procédures de ce service, à la gestion des ressources financière pour amortir et faire fonctionner les ouvrages et à l’entretien des systèmes d’adduction en eau potable. Parallèlement, les maires et secrétaires généraux des communes de l’intercommunalité ont reçu des formations en matière de maîtrise d’ouvrage communale et d’organisation du service de l’eau et de l’assainissement dans la collectivité. Enfin, des artisans-réparateurs ont été formés à l’entretien technique de pompes à motricité humaine pour les réparer quand cela est nécessaire. Depuis le début du projet, 45 de ces pompes ont été remises en service.

Par ailleurs, le village de Moussala où l’accès à l’eau était particulièrement difficile, a fait l’objet d’études hydro géophysiques ayant conduit à la réalisation d’un forage à moyen débit. Dans la foulée, un système d’adduction dénommé Système Hydraulique Villageois Amélioré (SHVA) en phase avec la stratégie nationale de l’eau potable y a été construit. Le pompage est solaire et la distribution est constituée de quatre robinets répartis en deux bornes fontaines.

Faciliter l’accès à l’assainissement

En matière d’assainissement, 128 puisards ont été construits dans les différentes localités pour mieux traiter les eaux usées et 16 écoles ont été équipées de blocs de latrines. Des « clubs d’hygiène » ont été mis en place en milieu scolaire afin d’assurer la maintenance des ouvrages d’assainissement, de garantir la propreté dans tout l’établissement (gestion des déchets solides et liquides…) et de promouvoir l’assainissement et l’hygiène dans l’établissement et plus largement dans la communauté. Ces clubs regroupent des représentants du corps enseignant du corps enseignant, des élèves, des membres du comité de gestion scolaire et des parents d’élèves.

L’ensemble de ces activités ont été accompagné de campagnes de sensibilisation, directement dans les villages mais aussi par des émissions diffusées par la radio rurale de Kayes. Ces enregistrements avaient pour principal objectif de valoriser ces clubs d’hygiène scolaire, en partant du constat que dans la quasi-totalité des établissements qui n’en disposent pas, les latrines (lorsqu’elles existent) sont en état d’insalubrité.

Pour en savoir plus :

>> Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des communies du Guidimakha-Fafo


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