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Soutenir la diaspora dans ses projets de développement économique de la région de Sédhiou

Le Grdr intervient aux côtés de l’Agence Régionale de Développement de Sédhiou (ARDS) pour renforcer l’accompagnement des projets de développement portés par les migrants. L’objectif du Programme d’Appui aux Initiatives de co-développement économique local de la région de Sédhiou (PAICODEL-S) est justement de faciliter le dialogue entre la diaspora et les autorités locales. Pour ainsi mieux encourager les initiatives de développement économique portées par les migrants. Le PAICODEL-S est financé par l’AFD et l’Initiative Conjointe pour la Migration et le Développement (UE, Direction du développement et de la Coopération Suisse).

Les mobilités humaines, une ressource sous-exploitée pour la région de Sédhiou

La région de Sédhiou, en Casamance, est l’une des régions du Sénégal les plus marquées par les migrations, tant dans le sens des départs que des arrivées. La diaspora, dispersée un peu partout dans le monde, se regroupe souvent en associations pour mener des projets de développement en faveur de sa région d’origine. De plus en plus nombreux sont d’ailleurs ceux qui font concilier activité professionnelle dans le pays d’accueil et projet entrepreneurial dans le pays d’origine. Sans compter ceux qui rentrent définitivement au pays pour préparer leur retraite, souvent très actifs dans l’entreprenariat.

Ces mobilités humaines représentent un potentiel de développement économique de premier plan pour la région. Mais cette ressource est mal exploitée, faute de coordination entre la diaspora et les acteurs locaux. En effet, ces derniers se plaignent régulièrement d’être mal informés des projets et réalisations des migrants, qu’ils jugent souvent comme étant contraires aux normes étatiques, aux recommandations des politiques sectorielles, et comme ne correspondant pas aux priorités locales définies dans les documents de planification. A l’inverse, la diaspora s’estime elle aussi mal informée des besoins de la région et ne comprend pas toujours pourquoi elle n’est pas impliquée dans ce processus de planification locale. Ni pourquoi ces autorités locales bloquent ou contrarient (à tort ou à raison) ses projets. D’autant que la décentralisation entamée au Sénégal donne de plus en plus de pouvoirs à ces dernières.

Proposer des outils permettant le dialogue entre la diaspora et les autorités locales

C’est justement pour répondre à ce besoin de dialogue entre les migrants et les acteurs locaux que des outils et formations favorisant leur mise en relation ont été élaborés. En 1er lieu, l’Espace Migration de Développement de Sédhiou (EMDS) qui rassemble tous les acteurs impliqués, sur le modèle de l’Espace Migration Développement de Kayes (EMDK). Ainsi, associations de la diaspora, élus locaux, techniciens des collectivités territoriales, services déconcentrés, entrepreneurs, porteurs de projets et migrants de retour sont directement en relation les uns avec les autres.

Dans le même ordre d’idées, l’Agence Régionale de Développement de Sédhiou (ARDS) met désormais à disposition de la diaspora un portail numérique, le « Help Office for Migrants ». Cet outil d’accompagnement des expatriés porteurs d’initiative leur permet d’entrer en interaction avec l’ARDS et son réseau du secteur public, permet aux élus de mieux sensibiliser sur les priorités en matière de développement local et d’orienter les migrants vers les opportunités de financement. Tout en apprenant à mieux connaitre les préoccupations de la diaspora. Enfin, une formation a été proposée aux élus et au personnel des collectivités locales de Casamance, du 3 au 5 février dernier, afin de les accompagner dans la conception de politiques locales adaptées aux défis et opportunités apportés par la migration.

Encourager les projets économiques portés par les migrants

Traditionnellement, les ressortissants de Sédhiou vivant à l’étranger investissent prioritairement dans les domaines du social, du culturel, du religieux ou de la construction. Mais peu nombreux sont ceux qui s’impliquent dans le financement du secteur économique, démotivés par de trop nombreux échecs en matière de création d’entreprise et par le manque d’accompagnement auquel ils sont confrontés. Sans parler des difficultés qu’ils rencontrent pour accéder aux crédits ou aux subventions. Ce constat a été confirmé par les études (en cours de finalisation) réalisées dans le cadre du PAICODEL-S sur les pratiques de co-développement portées par la diaspora en France et en Espagne.

L’EMDS et le « Help Office for migrants » ont justement vocation à diminuer cette incertitude autour de l’investissement des migrants et à créer un cadre favorable pour ceux qui souhaitent entreprendre. Mais pour aller plus loin, un fonds de soutien aux initiatives économiques a mis en place dans le cadre du PAICODEL-S a permis de soutenir 10 projets d’entreprises, respectueux de l’environnement, portés par des migrants. L’idée étant tout autant de renforcer leur capacité d’investissement que de leur proposer un accompagnement technique permettant de pérenniser le projet et de créer des emplois.

>> La fiche du programme PAICODEL-S et l’ensemble de ses réalisations


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