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Soutenir les filières agricoles porteuses : la banane de Kayes (Mali)

Au vu de son rendement et de sa potentialité commerciale, la filière banane a été identifiée par le Conseil Régional de Kayes comme une filière porteuse pour le développement économique régional. Son développement offre au Grdr et au Réseau des Horticulteurs de Kayes (RHK), avec l’appui financier de la Fondation Lord Michelham of Hellingly et de l’AFD, la possibilité de soutenir les petites exploitations familiales locales. En effet la région de Kayes dispose de nombreux atouts pour développer cette filière. Les zones pluvieuses du sud de la région, la présence de cours d’eau et la qualité des sols sont très propices à ce type de cultures. Et la ville de Kayes, capitale régionale, important carrefour routier et ferroviaire entre Dakar-Bamako, offre des débouchés intéressants pour les petits commerçant.e.s de la filière. D’autant que le bassin minier de la région attire de nombreux travailleurs des régions environnantes qui sont aussi des consommateurs potentiels.

Soutenir les producteurs de bananes de la région de Kayes, tout en préservant les ressources naturelles

Malgré tous les avantages naturels et géographiques de la région, la filière banane peine à jouer son vrai rôle dans le développement économique de la région de Kayes. Plusieurs facteurs expliquent ces difficultés, dont entre autres, le manque de moyens adéquats ou encore la concurrence avec les bananes importées. La 1ère étape consiste donc à améliorer la qualité de la production et la productivité.
Les besoins exprimés par les producteurs sont d’ordre matériel et organisationnel. En 2016, 33 producteurs ont reçu une dotation en matériel agricole adéquat pour améliorer leurs systèmes d’exhaure (évacuation de l’eau) et sécuriser les bananeraies. Parallèlement, des sessions de formation ont contribué à renforcer les compétences techniques culturales de bananes (préparation du sol, plantation, fertilisation, entretien, arrosage, technique de multiplication de banane par fragmentions de la tige, récolte etc.) de 62 producteurs. Ce qui leur permettra d’améliorer à la fois la production et la productivité. Les techniques agro-écologiques proposées veillent à respecter l’environnement et à préserver les ressources naturelles. Enfin, l’introduction de nouvelles variétés de bananes et de plants de meilleure qualité permet d’augmenter la production et le rendement des exploitations agricoles qui sont accompagnées par le Grdr.

Soutenir le développement socio-économique de la région à travers un appui spécifique à l’entrepreneuriat féminin

Un effort significatif a été fait pour promouvoir l’entreprenariat féminin en milieu rural, notamment sur la partie commercialisation. Plusieurs rencontres ont eu lieu depuis le premier trimestre 2017 avec des groupements féminins et des commerçantes pour les sensibiliser à la mise en place d’une dynamique associative formalisée. Ces associations féminines faciliteraient une meilleure organisation de l’activité et permettrait d’améliorer les rendements et la productivité de chacune. Les échanges sont toujours en cours et il est prévu de renforcer leurs capacités techniques, matérielles et financières Pour la commercialisation de la banane locale.

Le même travail d’identification a été mené auprès des producteurs. Ils sont aujourd’hui de plus en plus structurés en association et sont membres de la fédération nationale des producteurs de banane du Mali. Et ce, d’une part sous l’impulsion du projet et d’autre part grâce à un environnement politico-administratif favorable.

Promouvoir le dialogue social au sein de la filière

Le Grdr travaille aux côtés du Conseil Régional de Kayes, de l’Agence de Développement Régional, le Réseau des Horticulteurs de Kayes, les services techniques de l’agriculture, des faîtières comme la chambre d’agriculture, la chambre de commerce, des associations de producteurs etc. Cette approche permet de mobiliser toutes les forces vives du territoire qui sont impliquées et intéressées par le développement de cette filière. Elles sont ainsi en mesure de faire des propositions et jouent un rôle essentiel dans la sélection des bénéficiaires de ce soutien, en toute légitimité et transparence. Le dialogue social entre autorités et société civile est ainsi facilité et contribue à la gouvernance au sein des organisations actrices de la filière.


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