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Lujum : Le jardinage comme atout du reverdissement urbain

Mélina Djre, est une jeune femme entrepreneuse qui a lancé Lujum, il y a un an, au Sénégal. Son entreprise propose des ateliers de jardinage dans les écoles pour aider les enfants comme les adultes à s’y intéresser. Dans le cadre de son accompagnement par Meet Africa, elle souhaite mettre en place un calendrier à planter et la commercialisation de l’oya, une jarre d’irrigation en terre. Nous avons pu nous entretenir avec Mélina Djre, pour en savoir plus sur son entreprise, ses aspirations et objectifs pour le développement de son activité.

Quelle est la problématique économique et sociétale qui vous tient à cœur à travers votre projet ?

Je pense qu’il y a deux points de départs. Tout d’abord, une passion pour le jardinage que je me suis découverte en faisant pousser des plantes comestibles sur mon balcon. Et d’un autre côté, c’est le fait que Dakar est de plus en plus urbanisée, polluée et manque cruellement de verdure. L’idée, alors que je n’ai pas de terrain pour faire pousser, était de faire pousser des plantes comestibles sur mon balcon, tout en améliorant mon environnement immédiat grâce à la présence de végétaux. C’était le point de départ pour moi. Je me suis ensuite adressée à des écoles de la ville pour proposer des ateliers potager et compost et sensibiliser les plus petits.

Quels sont vos espoirs à court terme, sur 3 à 6 mois, pour votre projet ?

Quand j’ai démarré, j’avais en tête des services et des produits. Donc, j’ai commencé par le volet service en proposant des ateliers de jardinage à des écoles avec la mise en place de potagers dans les cours de récréation et des ateliers avec des enfants. C’est opérationnel aujourd’hui avec des ateliers hebdomadaires tout au long de l’année scolaire. Sur le volet produit, je pensais lancer un kit de jardinage urbain. Ça reste un objectif à atteindre. J’ai testé plusieurs choses mais je ne suis pas encore arrivé à ce que je veux. Il y a quand même des éléments du kit qui existent aujourd’hui. En début d’année, on a lancé un calendrier pour planter, avec une page ensemencée par mois, que l’on met en terre à la fin du mois. On arrose et elle pousse. Cela peut être un point de départ pour commencer à faire pousser des petites choses sur le balcon.

Le deuxième produit dont le prototype a été finalisé localement, c’est l’oya. Il s’agit d’une jarre d’irrigation en terre qui simplifie l’arrosage : la plante met ses racines tout autour, et boit selon ses besoins. C’était un défi puisque je n’en avais pas trouvé au Sénégal jusqu’ici. J’ai essayé avec plusieurs potiers de trouver le bon niveau de porosité. La production du stock se fera cet été et les mois à venir seront consacrés à la commercialisation.

A plus long terme, j’aimerais beaucoup créer un potager urbain pour montrer ce qu’il est possible de faire en termes de cultures de fruits et légumes et de compostage en ville. Ce serait aussi un espace d’échanges pour les jardiniers urbains (échanges de semences, de plantes, de bonnes pratiques…).
Tout ceci est encore en réflexion.

Comment allez-vous transformer des espaces urbains pour encourager les citadins à jardiner ?

Ce n’est pas forcément évident comme objectif. Pour moi les écoles ont été le point d’entrée. Les potagers permettent aux enfants de passer du temps dehors, d’apprendre à faire pousser des choses. Cela permet aussi de verdir la cour, d’obtenir de petites récoltes, de valoriser les déchets grâce au compost. En dehors des écoles, quand je regarde les espaces urbains ici à Dakar, tout est lentement mais sûrement grignoté par des projets immobiliers, donc les toits pourraient être une bonne alternative. C’est encore en réflexion.


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